Sables du temps

Sable du temps, voix de l’oubli
Bercent les nuits où s’entend et se perd
Le vent vert de la mer

Quand tu jouais dans les dunes
Sur ton cheval de bois
Moi je frangeais l’écume
La plage sous tes pas

Quand tu étais monarque
Au royaume des vents
Moi je menais la barque
Des rêves de vingt ans

Quand dans tes longs voyages
Tu sillonnais le ciel
Moi je restais bien sage
Et les ports tous pareils

Quand les cloches sonnèrent
Ce n’était plus qu’un glas
Moi je me fis amère
Et l’océan pleura